Natixis (BPCE) signe un trimestre canon grâce aux marchés

[Article publié à 18h30 et mis à jour à 19h05]

Décidément, les banques françaises font mieux que leurs rivales américaines sur les marchés. Après les bons résultats de BNP Paribas, dopés par sa banque d’investissement et de financement, c’est au tour de Natixis, la filiale cotée du groupe BPCE (Banque Populaire Caisse d’Epargne) de publier des résultats trimestriels nettement supérieurs aux attentes, notamment grâce à ses activités de banque de «grande clientèle» (institutionnels et grandes entreprises), et à celles d’épargne.

Au deuxième trimestre, Natixis a enregistré une hausse de 9% de son produit net bancaire à 2,4 milliards d’euros et de 12% de celui des métiers dits «cœurs» (hors participations financières comme la Coface). Son bénéfice net a bondi de 28% à 487 millions d’euros.

« Après la bonne performance du premier trimestre 2017, Natixis réalise un très bon deuxième trimestre, alors que la base de comparaison était plus élevée, avec une forte dynamique commerciale de tous nos métiers cœurs, dont les revenus et la rentabilité ont nettement augmenté », a déclaré Laurent Mignon, le directeur général de Natixis, lors d’une conférence téléphonique mardi soir.

« Nous avons pris des parts de marché. Nous sommes sur des métiers de solutions aux clients, et non de flux, dont le marché est en baisse et où nous demeurons un petit acteur. »

L’activité de Natixis a fortement progressé sur le marché obligataire (+13%) et plus encore sur les marchés d’actions et de dérivés (+33%).

Une amende de l’AMF « injustifiée et disproportionnée »

La filiale de BPCE a fait valoir que ses résultats illustraient le succès de sa stratégie baptisée «asset-light» consistant à se développer dans des activités nécessitant peu de capitaux, comme le conseil en fusions et acquisitions ou la gestion d’actifs.

Par ailleurs, Natixis a confirmé son intention de faire appel auprès du Conseil d’Etat de l’amende de 35 millions d’euros infligée à sa filiale d’Asset Management par l’Autorité des marchés financiers (AMF), une amende « injustifiée et disproportionnée » a estimé François Pérol, le président du directoire de BPCE, qui a déjà été provisionnée dans les comptes du deuxième trimestre.

Le groupe mutualiste a de son côté réalisé un bénéfice net de 978 millions d’euros, en fort repli du fait de la plus-value de cession des titres Visa enregistrée l’an passé. Le produit net bancaire a progressé de 4,7% à 6,11 milliards d’euros, même s’il est stable dans la banque de détail qui souffre des taux bas.

« Les revenus de la banque de proximité vont rester sous pression en 2018 et peut-être en 2019 », a prévenu François Pérol, au regard de l’évolution des taux d’intérêt.

Le patron de BPCE a par ailleurs confirmé que le groupe mutualiste « travaille toujours sur l’hypothèse du lancement en France en 2017 de Fidor », une startup allemande de la Fintech rachetée il y a un an, qui a conçu une banque mobile communautaire.

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