Lourde condamnation pour le patron d’AZF

Epilogue de 16 ans de bataille judiciaire, la justice a considéré que l’ex-directeur Serge Biechlin comme l’entreprise Grande Paroisse, filiale du groupe pétrolier Total, étaient coupables de «négligences» et «fautes caractérisées» ayant rendu la catastrophe possible. La société gestionnaire du site, aujourd’hui rasé, s’est vu infliger l’amende maximale, de 225.000 euros.

Serge Biechlin, ex-directeur de l’usine AZF

Quatre mois d’audiences

Le parquet général avait requis trois ans de prison avec sursis et 45.000 euros d’amende contre lui et 225.000 euros — l’amende maximale — contre la société exploitante Grande Paroisse, filiale du groupe Total et gestionnaire du site aujourd’hui rasé.

Lors du premier procès en 2009 à Toulouse, l’homme comme l’entreprise avaient été relaxés au bénéfice du doute. Ils avaient en revanche été lourdement condamnés en appel en 2012, pour «une pluralité de fautes caractérisées et graves» ayant rendu la catastrophe possible. Mais cette condamnation avait été annulée par la Cour de cassation pour défaut d’impartialité d’un magistrat, engagé dans une association d’aide aux victimes.

Le troisième procès n’a pas apporté de révélations, mais la décision de la justice est très attendue par les victimes, épuisées par des années de procédures et des séquelles parfois lourdes de l’explosion.

Le 21 septembre 2001 à 10H17, une très violente explosion dans cette usine chimique toulousaine à haut risque entraîne la mort de 31 personnes, dont 21 sur le site. Des milliers de personnes sont blessées à plusieurs kilomètres à la ronde, les dégâts matériels sont considérables.

(avec agences)

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