Le Pen et le FN vont porter plainte contre Société Générale et HSBC

Prié par la Soc Gen de clôturer ses comptes, le FN compte répliquer. Marine Le Pen a dénoncé mercredi «une tentative d’étouffement» du Front national après la décision de la Société générale, une mesure prise également à l’encontre de la présidente du FN par la banque HSBC .

«Nous déposerons évidemment plainte tant au nom du Front national contre la Société Générale et sa filiale qu’à titre personnel je le ferai contre la HSBC», a -t-elle déclaré lors d’une conférence de presse, évoquant une «fatwa bancaire» à l’encontre du FN.

Le FN va déposer plainte pour discrimination contre la Société générale. Marine Le Pen le fera à titre personnel contre HSBC. La député a précisé que la banque HSBC, «sans aucune justification», lui avait annoncé par ailleurs mercredi matin la fermeture de son compte personnel datant de 25 ans. Les motifs invoqués : «Pas assez d’informations sur moi», «manque d’information sur l’origine des fonds qui arrivaient sur mon compte personnel». «Personne ne nous a jamais saisi d’aucune inquiétude» sur les comptes du FN ou personnels des responsables du parti, a-t-elle dit.

La dirigeante a précisé avoir saisi Emmanuel Macron des problèmes bancaires du parti mardi lors de son entrevue à l’Elysée avec le chef de l’Etat.

«Impunité» des «oligarchies financières»

«Il semble que les oligarchies financières qui se sentent protégées, voire encouragées par une sorte d’impunité, soient donc tentées d’intervenir de plus en plus dans le cours de la démocratie en France», a poursuivi la dirigeante du Front national.

Elle a notamment cité le cas de Bernard Arnault, propriétaire du groupe de luxe LVMH, qui, selon Le Canard enchaîné, aurait sanctionné Le Monde pour ses publications sur les «Paradise papers», données sur les pratiques d’évasion fiscale dans le monde, en retirant du quotidien les publicités du groupe jusqu’à fin 2017

«La vraie question, c’est est-ce que les opposants vont être réduits à un exil bancaire?», s’est interrogée Marine Le Pen. «Est-il acceptable qu’une banque puisse décider qui a le droit d’exercer sa liberté d’expression en France?»

Le FN se trouve dans une mauvaise posture financière, lourdement endetté après la campagne présidentielle et les résultats décevants aux législatives. En juin dernier, Marine Le Pen avait annoncé le lancement d’un «emprunt patriotique» à 3% pour «demander» aux électeurs de «financer» la campagne législative du parti. La seule présidentielle a représenté une dépense de 12,5 millions d’euros pour le parti. L’État doit lui rembourser intégralement cette somme, mais seulement à l’issue de l’examen et de la validation des comptes de campagne.

(avec AFP et Reuters)

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